Samedi 25 juin
C'est donc à 3 que notre fine équipe attaque cette seconde journée, riche en rebondissement, surtout du côté de l'orga, avec des accréditations qui sont valables sans l'être, des groupes qui disparaissent des plannings pour réapparaître plus tard... ou pas. Bref c'est le grand souk... et pourtant on nous avait prévenu mais place à la musique, puisque après tout c'est pour ça qu'on est là.
ZAO

Cowboy: Je vois très peu de leur show ; contrairement à NicKo leur musique ne me plait pas et je ne trouve rien qui mérite qu'on s'attarde sur le groupe. Sur scène c'est bien en place mais ça a l'air de ne pas trop remuer, bref au bout d'un titre je pars sans regret. A noter que le public peu nombreux s'explique par un set avancé, et qui en plus sera amputé de plus de la moitié !! Bravo.
BLEEDING THROUGH

Cowboy: Leur prestation m'avait déçu en début d'année à l'Espace Curial, mais comme ça restait un grand moment de poésie je me devais d'assister à quelques titres au moins. Et d'entrée de jeu, aidés par un son relativement bon (sauf qu'une des grattes a pas voulu partir avant le milieu de la première chanson), on voit que le groupe a la hargne : Brendan fait son entrée par une galipette avant de balancer direct Love Lost In A Hail Of Gunfire, les autres sont au taquet à l'image du bassiste rabaissé et Sweet Vampirous derrière permet au batteur de s'échauffer au blast. On aura droit à un nouveau titre au chant mélodique parfaitement tenu par Brendan, et pas à dire Revenge I Seek reste toujours un bon moment de carnage dans une fosse où le KDS est de rigueur. Etant fatigué je ne reste pas jusqu'au bout, mais très bon moment.
ENSLAVED
Cowboy: Quand j'arrive à la Velvet Stage c'est déjà trop tard, la salle dégueule par toutes les portes et il est impossible d'entrer dans la salle. C'est donc de l'extérieur que j'assisterais à la quasi intégralité de leur show, pourtant je comptais juste découvrir mais même de loin c'est évident : fort de son ancienneté, Enslaved tient parfaitement sa scène et sera excellent à tous les points de vue - y compris du son qui de l'extérieur est quasi parfait, un comble !! Les titres sont très bien choisis, il y en a pour tous les genres et quand le concert finit c'est sans appel : Enslaved a donné un des concerts du jour, bordel pourquoi je me suis pas pointé plus tôt pour être dans la salle et vivre ça autrement qu'à 40 mètres à travers une porte.A revoir !!
Bloody Pinguy: Des drakkars se profilent à l'horizon de ce Fury Fest 2005... de qui peut-il bien s'agir ? Des Norvégiens d'Enslaved pardi. Encore un groupe qui m'avait bien emballé la dernière fois que je l'avais vu sur scène et dont j'attendais avec enthousiasme la performance mancelle. Pas question de déception ici toutefois, bien au contraire, le groupe a de nouveaux vraiment régaler mes oreilles pendant presque 3 ¼ d'heure. Le groupe a entamé son set et sur les chapeaux de roues avec l'excellente chanson éponyme de leur dernier album : Isa. Pour varier les plaisirs, le groupe a essayé, dans la mesure du possible, de piocher dans l'ensemble de sa conséquente discographie et nous a offert des morceaux de black metal tantôt épiques et vikings, tantôt plutôt progressifs et planant... Bref mes retrouvailles avec Enslaved furent à la hauteur de mes attentes malgré l'insupportable chaleur qui régnait dans la Velvet Stage (pleine à craquer) où les bouteilles d'eau gracieusement offertes par la sécurité n'étaient vraiment pas superflues.
COPROFAGO
Bloody Pinguy: C'est avec une grande curiosité que j'attendais la performance des Chiliens après tout le bien que j'ai pu entendre sur eux sans jamais m'être décidé à jeter une oreille sur leur son. Je craignais un petit peu de tomber sur une musique un peu trop cafouillie pour moi de si bon matin mais j'avais tors car bien que le death metal du groupe parte dans beaucoup de directions musicales différentes (à l'image d'un Cynic), celui-ci reste parfaitement homogène et digeste. Les zikos étaient également impressionnants de maîtrise technique : le batteur effectuait vite et bien les nombreux changements de rythmes et de styles de jeu, les soli de guitares, forts plaisants, étaient réalisé d'une main de maître etc... Mission donc accomplie pour les chiliens qui m'ont bien donné envie de me pencher d'avantage sur leur cas.
ABORTED
Cowboy: J'étais resté sur une impression pas terrible en concert du groupe en première partie de Gojira, le groupe était froid et distant - limite amorphe- et je suis pas vraiment client quand c'est poussé à ce point dans la brutalité. Je suis allé voir, pensant me faire quelques titres avant de repartir.Et j'ai fini par faire tout le set et même me jeter dans le pit, parce que samedi Aborted pétait le feu et a livré une démonstration de « brutalité mélodique » imparable. Même si je ne suis toujours pas fan sur album, en concert ça a une patate incroyable et le death brutal mais très fouillé et varié du groupe est parfaitement asséné par des musiciens ultra carrés (dont Gilles de Gronibard à la batterie maintenant, et un nouveau gratteux français). Je ne m'attendais pas à un concert aussi bon, autre très bonne surprise. Seul point noir, comme toujours dans cette salle : en à peine deux mètres, le son passe du très bon au dégueulasse et à part en étant à moins de 10 mètres droit en face le son est à chier.
Bloody Pinguy: Comme vous l'avez peut-être subtilement compris en lisant mes écrits sur le groupe précédent, le gros brutal death/grind de la mort qui tue et moi ça fait plutôt deux mais j'étais toutefois décidé à aller jeter un oeil à la performance de nos amis mangeurs de frites d'Aborted sur la Forum stage. Mon intuition m'a d'ailleurs donné raison car ce set fût d'une grande efficacité. Pas de chichis, des gros riffs grassouillets, des blasts en veux tu en voilà, un chanteur qui alterne avec aisance grosse voix Death et voix d'évier bouché Jacob Delafon powered, des chansons profondément philosophiques comme la célèbre Meticulous Invagination bref la totale quoi. Un bon moment donc même même si je pense que j'aurais eu du mal à tenir plus longtemps que la demi heure qu'a duré le set.
FLOGGIN MOLLY
Bloody Pinguy: voilà la grosse surprise de ce Fury Fest pour ma part, d'autant plus que celle-là je ne l'avais pas vu venir. C'est presque par hasard que je me suis retrouvé sur la Forum Stage pour assister à ce concert aprés un bref conseil qui m'a été adressé. A l'extinction des lumières c'est presque un orchestre qui se présente sur scène avec guitares électriques et acoustiques, basse,violon, banjo et accordéon ce qui a d'ailleurs souligné encore un peu plus les carences de la Forum Stage au niveau de la qualité du son. Avec tout cet attirail le groupe nous a livré une sorte de punk/country celtique totalement festif et entraînant. Le public ne s'y est pas trompé et s'est mis à danser et crier joyeusement en compagnie du groupe, une véritable ambiance de fête s'est installé dans la salle dans la salle pendant cette trop courte demi-heure. Le groupe s'est montré également très chaleureux et sympathique dans ses intermèdes bavards et nous a évidemment offert la traditionnelle vanne anti-Bush (punk oblige). Très sympathique découverte, je recommande chaudement Floggin Molly pour toutes vos soirées festives entre amis.
IMMOLATION
Bloody Pinguy: C'est donc au tour d'un monument du Death Metal d'investir la Forum Stage. Le groupe s'est en effet forgé une très solide réputation dans le style ce qui m'a naturellement conduit à en attendre beaucoup du groupe... peut-être un peu trop. Je m'explique, le concert n'était vraiment pas mauvais, loin de là, le groupe avait l'air en forme, musique efficace qui envoie sévère, pour résumer tout ce qu'on peut attendre d'un groupe du style mais je sais pas il manquait quelque chose pour me satisfaire, peut-être un brin de folie pour emballer ce concert... Un bon concert donc qui avait peut-être pour seul défaut une trop grande exigence de ma part.
DARK TRANQUILITY

Cowboy: J'avais loupé une bonne partie de leur concert lors de leur tournée avec Kreator, donc là je suis idéalement placé pour constater que le gratteux à locks est une masse, que le bassiste a la grande classe avec son tshirt MILFHunter, que Mickael Stanne a un charisme extraordinaire et est en pleine forme ce soir.bref, que Dark Tranquillity a donné à l'aise un des tout meilleurs concerts du Fury 2005. Le public ne s'y est pas trompé, la salle est remplie à craquer et le groupe sera acclamé très longuement quasiment entre chaque morceau, ce qui ira droit au cour d'un Mickael très joueur. Le groupe ne jouera que du gros et pas de chant clair (ou ptêtre sur une chanson, j'en suis plus sûr mais je crois pas), j'arrive trop tard pour voir du Projector live.mais pas de déception bien au contraire, leur death mélodique est parfaitement retranscrit et déclenchera la folie dans la fosse à plus d'une reprise. Le groupe fait vraiment une sortie triomphale et Mickael aura du mal à décoller de la scène à la fin. Les réactions à la sortie du concert sont unanimes : tout le monde est scié, toute concurrence éclatée (pour l'instant du moins). Un grand moment, malgré le son à rendre sourd Beethoven.
Bloody Pinguy: Attention du très très lourd en ligne de mire sur la Forum Stage. Les prestations de ces Suédois de « Gothenburg » sont en effet toujours de très haut niveau, même avec un son pourri et un chanteur malade (cf. dernier passage du groupe à Paris en ouverture de Kreator). Confirmation d'entrée avec un tonitruant The Treason Wall qui met tout le monde d'accord. Le groupe a une pêche d'enfer et notamment Mikael Stanne qui en plus d'être un chanteur exceptionnel, déborde de charisme et d'énergie et dégage une réelle sympathie. On a vraiment pas vu passé les 45 minutes qu'ont duré le set du groupe et ce concert fût vraiment mon préféré de la journée ex-aequo avec le monument qui a clôturé cette journée. Petit bémol tout de même au niveau de la setlist, presque identique à celle de leur dernier passage et donc toujours un peu trop centrée sur les deux derniers albums (The Treason Wall, Lost To Apathy, Punish My Heaven, My Negation, White Noise Black Silence, The New Build... çà fait peut-être un peu beaucoup pour une setlist de festival) et surtout vierge de Projector.
LOFOFORA
Cowboy: J'y vais pour découvrir un groupe historique qui a une réputation scénique dithyrambique et un solide passé derrière lui, mais que je ne connais quasiment pas ; quelques chansons d'eux me plaisent bien, mais jamais eu l'envie d'approfondir. Et c'est pas avec le peu que je suis allé voir que ça m'a donné envie, je suis reparti avant que le groupe ait joué un titre en entier. Tout simplement ça ne m'intéresse absolument pas, et si c'est ce que j'ai vu la machine de guerre scénique.tout le monde a l'air de dire que Lofo a bien baissé surtout sur scène, je l'espère parce que sinon leur statut de groupe culte m'échappe totalement.
NEUROSIS
Cowboy: Sûrement mon regret du Fury, étant arrivé trop tard je me suis retrouvé très loin avec un son dégueulasse et je pouvais à peine voir la scène ; de plus je n'étais plus trop frais et dispos pour assimiler leur musique. Dommage, parce que sur scène c'était réellement impressionnant avec un écran circulaire qui projetait des images, avec un jeu de lumières, et une musique mettant en place tout une ambiance unique mais demandant un gros effort que je n'ai pas pu fournir. Je suis parti à contrecoeur pendant le troisième titre, en me disant que j'ai probablement raté un grand concert doublé moment unique vue la rareté des concerts de Neurosis. Mais s'ils repassent par ici un jour je ne les louperais pas.
Bloody Pinguy: voilà l'un des très gros coups réussis par ce Fury Fest 2005, faire venir jouer les Américains de Neurosis. Çà peut paraître insignifiant mais çà ne l'est absolument pas tant les représentations live du groupes sont rares ces temps ci, surtout en Europe. Toutefois la frustration serait ce qui caractérise le mieux mon souvenir de ce show. C'était la fin du 2éme jour de ce festival et la fatigue commençait sérieusement à se faire sentir, plus le moment d'essayer de faire fonctionner les neurones donc. Malheureusement c'est ce que la musique de Neurosis réclame : attention et concentration pour rentrer dans son univers et dans ses ambiances. Morceaux interprétés de maniére hypnotique, écran en forme d'oeil diffusant des images étranges (de tempête principalement en référence au concept du dernier album du groupe : The Eye of Every Storm), absence de communication avec le public, tout semblait réuni pour que le tout fonctionne, même le son de la forum stage semblait s'être amélioré. J'avais vraiment l'impression de vivre un concert exceptionnel sans pouvoir en profiter... tel Tantale et son célèbre supplice (bon ok, j'en fais peut-être un peu trop...). A revoir absolument dans un meilleur état de forme et en connaissant mieux le groupe sur album.
THE OLD DEAD TREE
Cowboy: Vu dans de mauvaises conditions lors du VS Fest, cette fois j'ai pu me faire un jugement définitif dans de bonnes conditions sonores et scéniques sur le groupe : en live ça m'a ennuyé, leurs passages calmes manquent d'un petit quelque chose et leurs passages plus énervés manquent de pêche. Je reste un peu histoire d'être certain, mais mon verdict ne changera pas : bien mais sans plus.
Bloody Pinguy: Comme pour la veille, c'est un groupe français de premier choix qui va contribuer à lancer cette journée de festival et eux leur truc c'est de donner dans la finesse plutôt que de faire parler la poudre. Le groupe pratique en effet un genre de Dark/Death Metal Progréssif qui n'est pas sans rappelé Opeth même si la musique du groupe est loin d'être un vulgaire repompage de celle des génies précités. Le guitariste/chanteur, qui me faisait pensait à Tom Araya qui aurait fait une grève de la fin, était assez doué pour transmettre des émotions à travers son magnifique chant clair. Le nouveau batteur du groupe s'est lui débrouillé comme un chef derrière ses fûts. Le groupe a également profité de ce concert pour présenter des morceaux de son prochain album « The Perpetual Motion », ceux ci m'ont paru de fort bonne qualité bien que peut-être un peu trop proches du 1er album. En tout cas la journée commence bien et c'est tant mieux.
CEPHALIC CARNAGE
Bloody Pinguy: Voici donc l'instant poésie de la journée avec les délicats et raffinés américains de Cephalic Carnage qui ont bercé nos oreilles de leurs alexandrins et sonnets pendant 30 délicieuses minutes... ah ? On me dit que ces messieurs font du gros Brutal Death/Grind à faire exploser vos enceintes... autant pour moi, j'aurais pas dis avec un nom pareil pourtant. Blague à part, je dois avouer que ce fut assez difficile pour moi d'apprécier ce concert à sa juste valeur n'étant absolument pas fan du genre. Toutefois je suis bien forcé d'admettre que techniquement c'était du (très) haut niveau et que le groupe n'a pas laissé son humour chez lui avec une farce à se rouler par terre à la fin du set. Pour faire une petite blagounette à nos amis blackeux, le groupe a en effet enfilé des masques de corpsepaint et des vêtement cloutés et un roadie est même allé jusqu'à simuler une épée et un bouclier avec un bâton et un bout de carton rond ce qui fût assez anthologique dans son genre. Au final, la musique de Cephalic Carnage n'est vraiment pas faite pour moi mais par contre leur humour, j'adhère à 200%.
H2O, TERROR, MADBALL

Cowboy: N'étant pas fan de ces groupes et ayant observé quelques titres chacun de ces groupes, j'en ai pensé en gros la même chose d'où ce regroupement : sur scène c'est hyper efficace, et même bien violent (un peu moins pour Madball) et le public est aux anges. Les fans sont à bloc et l'énergie dégagée aussi bien sur la scène que dans la fosse est énorme. A chaque fois un bon moment, mais rien de bien marquant pour moi - ceci dit je ne peux que reconnaître la qualité de ces valeurs sûres.
TERROR

Bloody Pinguy: encore du Hardcore au programme, j'ai tout de même décidé d'aller jeter un oeil au set de ce monument du style qu'est Terror pour ma culture musicale et pour satisfaire ma curiosité. Çà a la pêche, ça envoie, c'est dansant etc... mais c'est pas mon truc. Anecdote amusante tout de même, pendant le set, deux joyeux coreux ont réussi à grimper aux passerelles au niveau du plafond de la salle pour mosher tranquillement. Ceux-ci ont finalement vite été rejoint par un mec de la sécurité pour finalement redescendre sur la terre ferme aprés cette amusante escapade aérienne.
DISSECTION
Cowboy: Raaah il était attendu de pied ferme cet Anti Cosmic Metal of Death par l'équipe !! Et on a pas été déçus au début : Jon arrive sur scène, et avec leur fameuse musique d'intro en fond sonore un prend une dague à lame tordue pour « bénir » ses musiciens.du dernier des ridicules, et donc à hurler de rire. Passé cette franche rigolade on arrête de rire : le groupe entame l'énormissime Night's Blood, seule chanson que j'attendais d'eux : il m'aura fallu du temps pour la reconnaître, le groupe ayant un des pires sons de tout le festival. C'est dommage, parce que le groupe était bien en place et ça avait l'air d'envoyer bien violemment ; mais le son exécrable aura raison de moi, je pars vers la moitié du show. Même si c'était loin d'être ceux que j'attendais le plus, le gâchis est quand même là.
Bloody Pinguy: aahhhh voilà le tour des Anti-Cosmic Metalleux Of Death et dés le debut çà commence fort! Ce cher Jon Nödtveidt nous a sorti en effet un superbe poignard à lame ondulante avec lequel il a effectué toutes sortes de rituels assez hilarant, peut-être pour maudire la scène pour la prestation de Megadeth le soir ? Ou bien, le connaissant, peut-être est-il tout simplement fan d'escrime ? Bon bref je le taquine mais il a quand même donné naissance par le passé a quelques grandes pièces de metal donc un peu sérieux. J'avais été fort enthousiasmé par le passage du groupe au Nouveau Casino en Novembre dernier à Paris et il est donc logique que j'attende de pied ferme la prestation du groupe à ce Fury Fest. Et là dés le début du premier morceau... c'est le drame, un son absolument catastrophique qui a même saccagé les sublimes Where Dead Angels Lie ou Thorns of Crimson Death. La richesse et la qualité des compositions du groupe étaient complétement éclipsées et on avait presque l'impression d'entendre du true black metal... Assez étrange, d'autant plus que le son de la Main Stage a toujours été nickel. Hasard ou choix du groupe ? Là est la question...
KREATOR

Cowboy: Voir mon compte-rendu sur le zine pour leur tournée à Paris, tout y est identique jusqu'aux speechs entre les chansons. C'est ultra carré, efficace mais les ayant déjà vu peu de temps auparavant et la fatigue aidant je suis assez vite lassé ; un retrait stratégique vers un américain steak/ketchup s'impose. Bien à voir une fois au moins, mais pas deux avec peu d'intervalle.
Bloody Pinguy: Encore une fois voici les allemands Kreator, un peu notre Slayer qu'on a nous en Europe, juste aprés Dark Tranquillity (inséparables ces deux là). Vous l'aurez compris le groupe fait dans le thrash, ici c'est plutôt du oldschool même si le groupe n'a pas oublié d'apporter de judicieuses petites touches de modernité à sa musique par ci par là. Pas de soucis pour Kreator, comme à leur dernier passage, c'était toujours franchement direct et efficace mais le problème est là : c'est que leur show était tout comme celui de leur dernier passage hormis la longueur, festival oblige. J'ai vraiment eu l'impression d'assister à couper/copier/coller en témoigne la fin du set du groupe ou « It's Time To Rise The Flag of Hate » a été introduite exactement de la même façon qu'en Février dernier à L'Elysee-Montmarte. Relativement dommage même si çà reste toujours un plaisir d'headbanger primitivement sur ces véritables hymnes au thrash metal.
MEGADETH

Cowboy: Sur album la voix de Dave me bloque pas mal, je m'attendais à regarder quelques titres pour l'histoire et puis finir bien sagement sur le côté - GRAVE ERREUR. Dark Tranquillity, qui avait jusque-là donné le meilleur concert de tout le festival, est laissé loin derrière. Le concert sera tout simplement impérial, entre une setlist énorme (A Tout Le Monde gueulée par une salle chauffée à blanc, Peace Sells, Symphony, Trust incomparablement mieux sur scène que sur album..), des musiciens monstrueux avec mention aux frères Drover -batteur et gratteux- pour la solidité et le toucher valant bien un Friedman et un Dave qui, devant l'accueil monumental qui lui est réservé, passera de réservé à un sourire de plus en plus large à mesure que le concert se déroule. Son chant passe bien mieux en live, et à noter que si le bonhomme est passé près de ne plus pouvoir jouer, on a du mal à le croire - le voir sur Holy Wars renter cette putain de rythmique tout en chantant, et même se lâcher totalement et headbanger pour la seule fois du concert.pendant le solo ( !!!) en serait presque écoeurant. Là aussi c'est l'ovation presque entre chaque titre, et à la fin Megadeth au complet viendra saluer le public façon troupe théatrale remercier sincèrement un public qui aura été à bloc derrière le groupe qui le lui a bien rendu. Une véritable mandale, d'autant plus forte que je ne l'attendais pas. Énorme !!!
Bloody Pinguy: C'est sur les genoux que je me rend pour la dernière fois de la journée sur la Main Stage , de laquelle je m'attendais d'ailleurs à repartir assez rapidement n'étant pas vraiment fan de Megadeth sur album et ne m'attendant pas a un concert exceptionnel. Grossière erreur, la claque que je me suis mangé m'a fait d'autant plus mal que je ne l'avais pas vu venir. Certes ce n'était pas le line-up de la grande époque mais la fine équipe qui entourait Dave Mustaine était prête à tout écraser sur son passage, ce qu'elle ne s'est pas gêné pour faire (les superbes photo de NicKo peuvent en donner un léger aperçu). Setlist du tonnerre, son énorme de chez énorme, zikos très inspirés (raaah ces solos de folie...)etc... Tout semblait parfait et réglé au poil et pendant un peu plus d'une heure, ma fatigue a paru s'envoler et c'était vraiment le groupe plus que mes jambes qui me maintenaient debout. Dave n'était pas très bavard mais on le lui a pardonné bien volontiers car on sentait vraiment qu'il voulait perdre le moins de temps possible pour pouvoir nous offrir ce set magistral dans son son intégralité. Je ne sais pas si c'est une habitude pour le groupe mais il a vraiment offert un concert exceptionnel au public du Fury Fest. Moi en tout cas, ils me refont çà quand ils veulent je signe tout de suite.
C'est sur les rotules que nous quittons le site en direction de... notre cher et tendre hôtel pour une douche bénie des dieux et un nuit d'un sommeil réparateur dans un bon lit... ou sur un matelas à même le sol *ahem* histoire de repartir du bon pied le lendemain matin car le programme du dimanche est tout simplement dantesque!