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Hellfest 2007

Même endroit même punition... ou presque. Un an jour pour jour après la tenue du Hellfest premier du nom, on prend les mêmes et on recommence. Cependant cette année nous avons eu droit à 2 évolutions majeures: la météo nous a joué un bien vilain tour puisqu'il a plu un maximum. L'autre vilain tour nous a été jour par l'organisation du festival... enfin organisation c'est un bien grand mot.

Vendredi

Misery Index
HxC: Arrivé en cours de set après des attentes interminables, le chaos sonore du groupe est le bienvenu pour entamer les hostilités. Plutôt techniques, la musique du groupe n’en reste pas moins d’une bourrinerie absolue. Les vocaux de Jason Netherton sont vociférés avec rage et le quatuor s’en donne à cœur joie. Ne connaissant pas la musique du groupe, et peu enclin à apprécier le brutal death d’emblée, les circonstances font que j’ai diablement accroché à la prestation de ces fous furieux !

 

Unearth

NicKo: comme il fallait bien commencé quelque part, je suis allé voir Unearth. Pourtant pas trop amateur du groupe, il faut reconnaître que sur scène ça bouge plutôt pas mal. Guitaristes poseurs, chanteur bien dynamique, y'a pas à dire ça le fait. Je ne passerais pas 1h devant ça, mais pour débuter tranquilou c'est bien :)

 

Chimaira
HxC: Premier gros morceau de la journée sur l’énorme Main Stage. Le groupe est en forme et sait qu’il a intérêt à assurer vu qu’il se retrouve à chauffer le public suite aux annulations de Dew-Scented, Bloodsimple et Lamb Of God ! Malgré un son variable, le groupe de Cleveland va lâcher une quantité de bombes dont de nombreux singles (Nothing Remains, Resurrection, Powertrip…). Matt DeVries et Rob Arnold sont très en forme et Mark Hunter est touché par l’accueil du public qui est plus que ravi du métal que le quintet lui envoie par bûches entières !

Bloody Pinguy: Mine de rien l'unique fois ou j'ai pu les voir remontait à loin (Fury Fest 2004) et j'avais à coeur de les revoir après leur très bon album éponyme, sorti il y a deux ans déjà. Et bien force a été de constater pour moi que le groupe n'a absolument rien perdu de sa rage et de sa puissance pour un set qui ouvrait de fort belle manière ce Hellfest 2007 malgré les conditions chaotiques et les heures de queue pour entrer. Malgré les réactions mitigés à propos de Résurrection le dernier album du groupe, j'ai trouvé que les morceaux tirés de celui-ci  plutôt efficaces sur scène et qu'ils s'intégraient parfaitement aux sets du groupe. En fait je regrette juste la faible représentation (à cause du set raccourci ?) de l'album éponyme qui reste à mes yeux leur plus gros coup jusqu'à maintenant. Bonne entrée en matière... d'un point de vue exclusivement musical et artistique.

NicKo: grosse fatigue + gros retard + set raccourci pour les raisons que l'on sait... Chimaira s'en sort avec les honneurs et dans la bonne humeur malgré les difficultés. Toujours très joueur, le groupe jouera sourire aux lèvres et enchaînera une setlist somme toute classique mais efficace. Ca manquait un peu de conviction à mon goût mais on va dire que vu les circonstances, même quand ils assurent le service minimum, ils déboîtent ces gars là.

Mastodon
HxC: Concert vu de loin, le groupe attire de nombreux fans et curieux. La mixture de métal et de progressif, complétées de touches très 70’s, est très intéressante. Mais pour apprécier honnêtement la prestation du groupe, il faut connaître un minimum la musique du groupe ce qui n’est pas mon cas malgré quelques écoutes de l’album Leviathan. Sans parler du son plutôt misérable…

Bloody Pinguy: Sans doute l'un des groupes les plus plébiscités ces dernières années bien que je ne comprenne toujours pas un tel enthousiasme à leur égard. Scéniquement, je restais sur un show relativement peu convainquant pour la 1ére édition du Unholy Alliance à Bercy même s'ils n'avaient pas été aidés il est vrai par un son assez brouillon. Heureusement le groupe bénéficiait cette fois d'un son de bien meilleure qualité qui permettait tout de suite une appréciation un petit peu moins biaisée de leur performance. Bon, que ce soit bien claire, mon opinion sur le groupe ne varie pas d'un iota (groupe plutôt pas mal mais qui ne renouvelle en rien la scène comme je peux souvent l'entendre) mais au moins cette fois les qualités techniques des musiciens ressortaient un peu plus ce qui m'a permis de suivre leur prestation avec cette fois un peu plus d'intérêt.

 

Hatebreed
HxC: Mon premier gros morceau de la journée. Si un groupe arrive autant à tuer sur album que sur scène avec ses disques, c’est bien la bande de jamey Jasta. Sans manquer de respect à Chimaira, Hatebreed a monté la barre sur la scène principale de plusieurs mètres. Le groupe va piocher ses titres dans ses trois derniers opus et réalise un quasi sans faute. Les circle pits s’enchaînent aux rythmes des hurlements de Jamey Jasta qui semble véritablement ravi du déferlement d’énergie qu’il provoque avec ses quatre complices. Le bonhomme assurera parfaitement son rôle de frontman, même s’il sera un peu juste sur le titre Proven. Bien sûr, I Will Be Heard conclue le concert de fort belle manière.

Bloody Pinguy: Là encore je vais me faire des ennemis mais personnellement les performances scéniques du groupe me laissent de marbre. Alors oui le jeu de scène orienté HxC et les mosh parts c'est rigolo 10 minutes mais après ça devient vite barbant, pour ne pas dire carrément chiant, quand on est pas fan de ce genre de trucs. Bref pas ma came comme on dit, je passe à la suite.

NicKo: direct et efficace, comme d'habitude serait-on tenté de dire. On pioche dans les 3 derniers albums pour la setlist et on envoie la purée. La durée du set est parfaite, elle permet au groupe de passer en revue son catalogue de tuerie et de sortir de scène la tête haute sans avoir lasser son auditoire. Du bon Hatebreed :)

 

Brutal Truth
HxC: Dan Lilker, sa touffe bouclée et sa basse sont de retour avec le combo culte Brutal Truth qui s’est récemment remis au boulot après avoir sorti plusieurs albums dans les années 1990. Le concert est donc attendu par de nombreux fans et intéressé(e)s à en juger par la foule compacte qui accueille les quatre zicos. Au programme, un death brutal et sans concession balancé avec hargne. Je serai bien incapable de faire le commentaire de l’interprétation de Brutal Truth mais leur concert a été bien agréable à suivre.

 

Machine Head
HxC: Première sortie promotionnelle de l’album The Blackening et ça se voit ! Le public accueille l’entrée de Robb Flynn et ses comparses par une ovation. Démarrent alors un Clenching The Fist Of Dissent et un Aestethic Of Hate dévastateur. Flynn est lui aussi touché par l’accueil du public qui lui mange littéralement dans la main à chacune de ses interventions. Old, Take My Scars et Halo sont également de la partie. Moment très poignant, Descend The Shades Of Night est sans doute de trop car le groupe a déjà donné dans trois titres plutôt longs. Davidian met les choses au clair et conclue l’un des meilleurs concerts de vendredi sans contestation aucune !

Bloody Pinguy: ça a beau être incontestablement l'un des groupes de metal les plus marquants des années 1990, je n'ai bizarrement jamais vraiment pu accrocher. En live, c'est pourtant une autre affaire puisque je reste sur un assez bon souvenir de leur performance du Unholy en compagnie de Slayer. Et bien après ce Hellfest 2007, je persiste et je signe, Machine Head est en ce qui me concerne un pur groupe de live. Très grosse présence sur scène, un Rob Flynn irrésistible (Santé !) et des nouvelles compos tirées de The Blackening dont l'audace technique a su me séduire... Bref tout ce qu'il faut pour ce que je considère comme un vrai bon set metaul as fuck.

NicKo: si sur album, Machine Head ne fait plus recette (en ce qui me concerne), sur scène, ça envoie sévère. Bien que sorti d'Imperium, les titres de leurs 2 derniers opus me laissent relativement indifférent en live, Flynn et ses compères nous ont servi un prestation de haute volée. Mais en vieux con, je vous dirais que j'ai préféré les vieux titres aux nouveaux... et puis ce final diabolique sur Davidian raaaaaaaaaaah!!!!

 

Enslaved
HxC: J’étais bien curieux de voir ce que donnaient les remplaçants de Mayhem bien que je ne connaisse pas leurs œuvres CD. Leur black technique et ouvert a été servi par un son puissant et clair et surtout par un lightshow démentiel qui instauraient une vraie ambiance. Ces conditions ont porté le groupe et sa musique vers de très hautes sphères. Un excellent concert alliant des passages extrêmes savamment dosés avec des moments plus atmosphériques et instrumentaux. La réponse du public m’a semblé très positive preuve du talent des scandinaves.

Bloody Pinguy: Le black metal n'a beau pas être mon style de prédilection, je suis complètement acquis à la cause de ces grands garçons bien plus fins qu'ils n'en ont l'air. Ce set avait en plus pour moi des allures de séance de rattrapage après mon départ prématuré au milieu de leur concert parisien en Septembre dernier et après l'annulation de leur tournée avec Marduk, Keep Of Kalessin et Melechesh. Ajoutons à cela un show de nuit sur une scène plein air et on est dans les conditions parfaites pour vivre une expérience comme en procure le black metal epico-progressif des Norvégiens. Et malgré un son assez moyen, Enslaved a une nouvelle fois été à la hauteur de mes attentes et même au delà avec un set absolument phénoménal d'ambiance, de virtuosité (raah le solo de Fusion of Sense and Earth !) et de puissance avec pour point d'orgue les formidables montées en intensité sur Ruun et Return To Yggdrasill. Absolument ensorcelant, j'en ai encore des frissons, le meilleur concert du Vendredi !

 

Slayer
HxC: Slayer est venu, a sorti les armes de destructions massives et n’a fait aucun quartier. Les nombreux pits l’ont montré. A côté de Cult et Jihad, ils ont sorti deux « vieilleries » rafraichissantes, Silent Scream et Spirit In Black, à côté des incontournables (South Of Heaven, Mandatory Suicide, Dead Skin Mask, Raining Blood et Angel Of Death). Cependant, le groupe m’a donné l’impression d’être en complète roue libre. Aucune prise de risque, un Tom Araya en mode joueur, un jeu de scène répétitif, statique et aucune surprise si ce n’est le break dévastateur de Dave Lombardo sur la fin de Angel Of Death ! Heureusement serais-je tenté de dire. Slayer est trop conscient de son statut de groupe culte et cela le dessert…

Bloody Pinguy: Assez éreinté par une journée franchement galère c'est de loin que je me décide à assister au set de ce qui devient finalement la tête d'affiche de la journée avec l'annulation de Korn. La motivation n'est donc pas au rendez-vous pour cette conclusion de premier jour de festival, d'autant plus qu'il s'agissait pour moi de mon 4éme concert de Slayer, de quoi commencer à être un petit peu blasé. Pourtant sans retrouver ses sommets d'antan, la voix de Tom Araya s'est porté beaucoup mieux par rapport au Unholy Alliance d'octobre pour une prestation malgré tout assez puissante avec son lot de tubes tout ce qu'il y'a de plus habituels : South Of Heaven, Dead Skin Mask, Mandatory Suicide, Dead Skin Mask, Raining Blood ou Angel Of Death qui minent de rien font toujours mouche. Finalement Slayer offre un spectacle auquel j'assiste personnellement toujours avec certain plaisir même si les claques prisent avec mes premiers contacts live avec le groupe semblent de plus en plus lointaines.

NicKo: N'ayant pu m'extraire de la fosse à photographes, c'est bien malgrè moi que j'ai passé tout le concert au pied de la scène, scotché devant Kerry King... ET JE NE VAIS PAS M'EN PLAINDRE!!! Putain quel pied gigantesque! Aux premières loges pour profiter du spectacle.
Ce n'était pas certainement pas la meilleure prestation de Slayer que j'ai vu, mais c'était de loin la plus jouissive! Certes le groupe déroule sans forcer son talent, celà se voit à la setlist mais à la rigueur... je m'en fous! J'ai le médiator qui a servi au chauve tatoué sur Angel Of Death et je vous merde, nah!

 

Cannibal Corpse
HxC: Têtes d’affiche malgré eux, Cannibal Corpse est lui aussi attendu impatiemment par sa cohorte de fans en attente du death pêchu et sanguignolant des floridiens. Heureux de voir ce groupe culte (qu’on le veuille ou non), les cinq bouchers vont mettre les plats dans les grands et servir une ribambelle de titres… dont la différence subtile entre eux ne peut être sentie que par les fans. C’est violent et carré mais tout a tendance à se ressembler au final. Un jouissif dernier moment jubilatoire qui conclue cette journée pour le moins chaotique.

NicKo: et maintenant le petit digestif ('gestif' mouhahah) du jour. Grand moment de poésie et de finesse. On m'avait prévenu et... ben c'est exactement comme on m'avait dit. Ca ne bouge pas, ça envoie... et c'est tout. C'est sympa 2 minutes et puis on passe à autre chose. Et c'est justement quand on passe à autre chose (en l'occurence la direction du lit) que le groupe se décide à jouer une chanson que j'aime bien.... juste pour me faire chier.
Make 'em Suffer!

 

Korn
NicKo: roooh ça va je déconne...

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