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Hellfest 2007

Samedi

After Forever
Bloody Pinguy: Après un vendredi assez chaotique, ce début de journée s'annonçait radieux pour les pauvres metalleux que nous sommes : fini la pluie, de la paille pour recouvrir la boue qui avait investi l'ensemble du site et des gonzesses bien gaulées à zieuter sur scène en attendant les choses sérieuses. C'est donc sur cette note d'optimisme que déboule... pardon que débarque le boule de Floor Jansen, entourée de ses petits copains d'After Forever manches en main pour un set de métal symphonique à chanteuse comme c'est devenu très à la mode au pays des tulipes. Le hic c'est que quand on aime pas ce genre de trucs,  on a pas grand chose d'autre à faire que de rester fixer sur le décolleté de la demoiselle tenant un micro avec lequel elle ne daignera pourtant jamais rien faire de vraiment intéressant. Heureusement nos amis ont su mettre le doigt sur le problème (à défaut de pouvoir le mettre ailleurs) et pour se donner un petit peu de crédibilité parmi les chevelus, ils comptent également dans leur rang un chanteur vaguement death. Le problème est que notre ami compte en moyenne 3 lignes de chant par morceaux et avait du coup l'air un peu con la plupart du temps à sautiller et à taper dans les mains tout seul. Bref rendez-vous dans 2h pour la même chose mais en mieeeuxxx (Simmooonnneeee !)

NicKo: Définitivement pas ma came! Les groupes à chanteuse me file des poussées d'urticaire (sauf Arch Enemy mais peut-on parler de chanteuse?). Alors en plus quand ça donne dans le pseudo métal épique avec ventilo pour les cheveux et brailleur en bonus, je file poser un cul. La journée va être longue.

Vader
Bloody Pinguy: Changement de décor radical pour la Main Stage avec les poètes polonais de Vader. Alors évidemment c'est de tout de suite un peu moins sexy mais heureusement le remuage de crinière est une bonne habitude qui se reprend vite à Clisson. Seulement voilà alors que ces messieurs, à l'image de leurs compatriotes de Behemoth, m'avaient laissé sur une performance dévastatrice de puissance à chacune de nos confrontations, le rendu est ici nettement moins probant. Je n'oserai pas non plus dire que le groupe était mou, faut pas déconner non plus on parle de Vader, mais en tout cas leur prestation n'avait clairement pas l'intensité que leur présence sur la grande Main Stage pouvait laisser espérer. Restent néanmoins des titres imparables qui ont fait le succés du combo pour étancher la soif de riffs et de gros son d'un public qui a visiblement paru au final largement satisfait.

NicKo: je les attendais au tournant ceux-là! Et ces couillons m'ont laissé au tournant justement. Prestation ultra statique, presque pas de communication avec le public, le mot d'ordre était: on enquille un max de titres! Et c'est ce qui s'est passé, aucune âme ne s'est dégagée de ce set. Et même les chansons imparables du groupe m'ont laissé un goût d'inachevé. Grosse déception.

 

Korpiklaani
Bloody Pinguy: Détour au bar pour aller chercher la choppe (ou plutôt le gobelinet... )de bière indispensable pour Korpiklaani et hop c'est parti pour une demi heure de bignou-metal (copyright NicKo) pleine de bonne humeur, malgré les problèmes techniques et le son très approximatif. Évidemment l'ambiance festive et folklorique de la musique des finlandais rappelle immédiatement ce que proposent leurs compatriotes de Finntroll à la différence que eux utilisent un vrai violon et un vrai accordéon (et non un clavier qui  reconstitue leur son) ce qui confère au groupe une véritable authenticité ma foi fort sympathique et dépaysant. Un bon petit set bien sympa malgré les quelques petits soucis qui l'ont hélas un petit peu terni.

NicKo: je restais sur une très bonne impression "wackenienne" de leur prestation. Et bien je suis tombé de très haut! L'ambiance festive du groupe est restée au vestiaire avec le soleil. Ajouter à celà des problèmes techniques et la baisse d'entrain général du groupe achève de pourrir l'ambiance. Bref le coeur n'y était que moyennement et j'avoue avoir très vite décroché. Dommage.

 

Epica
Bloody Pinguy: Voici venu donc le tour de la clitoridienne Simone d'Epica après celui de la Floor vaginale (bon ok elle est pas de moi mais je ne pouvais pas ne pas la faire...). Bon à part ça rien de nouveau sous le soleil de Clisson, Epica s'adresse aux différentes catégories de festivaliers sensiblement de la même maniére qu'After Forever. Sauf que, sauf que, sauf que, entre nous, Simone est quand vachement plus bandante. Raahhh Simone... Bon sinon en dehors de ces considérations masculines primitives au combien passionnantes et bien... ah bah non j'ai rien d'autre à dire.

NicKo: simplement insoutenable.
Chanteuse cabotineuse totallement imbus de sa personne, musicallement chiant... je suis parti soulager ma conscience. Bien m'en a pris, j'ai eu droit à la phrase culte du fest' :)

 

Brujeria

NicKo: je ne vais pas dire que les attendais avec impatience (avec qui?) mais disons que leur nom avait été surligné en rose fluo dans ma liste des groupes à voir. Bien que le line-up original ait pas mal évolué, on reconnaissait tout de même Shane Emburry de Napalm Death à la guitare malgré son masque.
Bref Brujeria c'est du death à la mexicaine avec 2 chanteurs vociférant leurs textes contestataires dans un espagnol bien hargneux. C'est assez bordellique il faut bien le reconnaître, mais la sympathie que dégage ce groupe au côté foutoir parfaitement assumé fait vite oublié ce vilain défaut. D'un autre côté ça joue grave et entre les speechs en espagnol, on passe en revue les incontournables du groupe (Anti-castro, La Migra, La Ley De Plomo etc) devant un public étonnament réactif et connaisseur.
Un bien bon concert ma p'tite dame.

 

Amon Amarth
Bloody Pinguy: Là encore c'est le moment pour la testostérone de faire son retour sur la Main Stage avec les buveurs d'hydromel de Amon Amarth. Mais pour son plonger dans le death mélodique épique des Suédois, rien de telle qu'une belle joute entre deux guerriers nordiques prêts à en découdre arme et bouclier en main en ouverture. Franchement fun, ça m'a même rappelé les spectacles du Parc Asterix dans ma tendre enfance, c'est dire ! Quant au groupe lui-même, une grande scène pleine aire comme la Main Stage apparaît définitivement comme la configuration la plus adaptée à ses ambiances épiques et héroïques. Ainsi ce show a été clairement le meilleur que j'ai pu voir d'eux. Seulement voilà ce n'est un secret pour personne Amon Amarth n'a jamais visé autre chose que l'efficacité pure et dure, ce qui finit par rendre leurs prestations live assez monotones lorsqu'on les a déjà vu, comme moi, un certain de nombre fois. Il me semble qu'il serait temps pour le groupe de chercher un peu plus de sophistication sous peine de finir par lasser quelque peu son public, d'autant plus que je suis certain que ces gars là en ont largement la capacité.

NicKo: leur dernière sortie parisienne m'avait laissé sur ma faim. Dernier album trop faible, concert trop long, le tout avait très vite tourné en rond. Et bien comme pour Hatebreed, je vous dirais que le set avait pile poil la durée qu'il leur fallait!
Amon amarth s'est "contenté" d'enchaîner ses hits avec une banane que je ne leur avais pas vu depuis longtemps. Y'a bon! y'a même très bon, j'en reprendais bien un peu!
Seul bémol, ce son un peu crachotant qui gachait certains titres (Asator par exemple).

 

Cynic
Bloody Pinguy: Alors voilà un groupe dont j'entends le plus grand bien depuis des temps quasi-immémoriaux sans n'y avoir jamais jeté la moindre oreille. En fait je m'étais toujours imaginé leur musique comme quelque chose d'assez froid et destructuré dans lequel je ne me pensais pas me retrouver, moi qui recherche avant tout dans les musiques dites « progressives » la richesse des émotions développées. Et bien j'aurais vraiment du être plus curieux car j'avais tout faux car Cynic joue une musique certes une musique franchement technique (et encore ce n'était pas Sean Malone qui tenait la basse) et complexe mais avec un réel feeling et un naturel évident qui font toute la différence. Bref je crois qu'il est temps pour moi de rattraper, comme ce brave Marcel, le temps perdu. Concernant la prestation scénique en elle-même, il s'agissait de la première du groupe depuis presque 15 ans et ça se voyait. Si techniquement c'était franchement impressionnant, on sentait un certain manque d'assurance, peut-être du au traque, qui donnait finalement un ton bizarre au spectacle. Rajoutons à cela que les voix death n'étaient pas chantées sur scène mais pré enregistrées ce qui donnait parfois l'impression d'un non-concert. Bref assez dommage mais je reste néanmoins plus que positif par rapport à la découverte purement musicale que j'ai pu faire en cette occasion.

 

Pain Of Salvation
Bloody Pinguy: Bon je crois que ceux qui suivent un minimum ce que je peux écrire sur ce webzine savent à quel point je suis une groupie de ce groupe suédois. Pourtant, malgré une belle position sur l'affiche, ce set semblait plus relever du mystère qu'autre chose pour un public essentiellement venu pour un festival « extrême », public qui n'a d'ailleurs pas manifesté (en dehors des quelques aficionados du groupe) un grand enthousiasme pour le groupe ou d'une manière bien particulière en amorçant un combat de boue sans pitié aucune. En tout cas ceux qui ont choisi de suivre ce set normalement n'ont pas été déçu pour peu qu'ils aient su être un peu réceptif à l'esprit, il faut bien le dire, un peu tordu du groupe. Pour preuve en background, loin des grandes toiles à l'effigie des logos des groupes comme Amon Amarth juste avant eux, PoS ont juste choisi de suspendre un t-shirt, probablement piqué dans le merchandising, en guise de déco, la classe y'a pas à dire ! Concernant leur prestation, elle était encore magistrale avec même un Daniel Gildenlow (malgré son nouveau look ridicule) plus en forme que pour le dernier concert parisien du groupe. Seule petite déception concernant la setlist qui, aussi excellente fût-elle, n'était en fait qu'une version raccourcie de celle de la tournée précédente. Simon Andersson n'a semble-t-il pas encore eu le temps d'apprendre d'autres titres du groupe. À noter malgré ça la présence d'un Disco Queen qui aura tout naturellement fait danser les foules, moi le premier, et de la ballade Undertow quand même assez incongrue sur la Main Stage d'un tel festival. La classe tout simplement.

NicKo: je suis arrivé pour les 2 derniers titres... et je me suis demandé ce que pouvait bien être cet ovni qui chantait Disco Queen avec des voix suraigues.
Rigolo 5 minutes mais définitivement pas pour moi!

 

Children Of Bodom
Bloody Pinguy: En ce qui concerne les finlandais, on a eu le droit à quelque chose de sensiblement similaire à ce qu'ils avaient pu nous montrer au Unholy. Une performance basée donc sur le fun, amusante donc mais qui n'a hélas plus grande chose à voir avec l'atmosphère des premiers albums qui restent clairement les plus intéressants pour moi. D'ailleurs leur présence dans la setlist est de plus en réduite (Mais pourquoi ne jouent-ils plus Bed Of Razors ?!?!?! )... Bref autant j'aurais adoré voir le groupe à sa grande époque autant maintenant leurs shows se suivent à mes yeux sans réel déplaisir mais sans non plus jamais susciter la moindre étincelle.

NicKo: le retour du Alexi Laiho show!
Bien entendu il n'y en a eu que pour sa gueule mais... là j'ai trouvé que ça le faisait. Même si le groupe avait l'air de dérouler un set ultra rodé ça passait. Alors oui Alexi posait, mais globalement ça envoyait plutôt pas mal. Bien en plus en tout cas qu'à Wacken l'an dernier où ce fut carrément brouillon.

 

Moonspell
Bloody Pinguy: Première fois que j'avais l'occasion de voir les metalleux les plus célèbres du Portugal et malgré des conditions peu propices à l'immersion dans leurs sombres atmosphères (besoins sanitaires des plus pressants, « une taupe au guichet » comme on dit familièrement– je ne découvrirai les formidables « toilettes sèches » qu'un petit peu plus tard dans la soirée, planquées entre deux stands à kebab...), force est de constater que Moonspell en live de nuit, ça le fait grave. Je ne connais que très peu sur album, mais le groupe a une incroyable capacité à reproduire les ambiances terriblement noires et lugubres qui ont toujours fait leur grande force. Fernando, le chanteur du groupe, fait preuve de plus d'un réel charisme et parvient à conserver toute la profondeur de sa voix (claire comme death) pour transporter son public loin... très loin. Bref une prestation de premier plan, que j'aurai, je l'espère, l'occasion de revivre dans des conditions personnelles plus favorables qui me permettront d'apprécier pleinement la chose.

 

Immortal
Bloody Pinguy: 2éme épisode dans la série « reformation événement » avec le groupe de Black Metal dont l'imagerie kitsch sera sûrement restée aussi célèbre que sa musique elle-même, j'ai nommé le grand IMMORTAL (avec un coup de tonnerre derrière). Malheureusement pour nos amis norvégiens en corpsepaint, tout cela commence bien mal avec 3 pannes de courant successives sur scène qui met tout de suite un coup à l'ambiance et la « Immortal attitvde ». Les choses reprendront finalement leur cours tant bien que mal et le groupe nous livrera quelques des titres qui ont fait sa légende Tyrants, One by One ou encore Blashyrkh (Mighy Ravendaaarrrkkk). Je ne suis pas spécialement fan du genre mais la touche heavy mélodique dont est teintée leur black metal rend leur show bien plus plaisant à suivre pour les non-initiés comme moi, avec son lot de riffs et soli diablement efficaces. Le jeu de scène de Abbath y est également pour beaucoup dans le style Immortal, quelque part entre la trve attitude et le grand guignolesque assumé, avec son lot de poses, courses le long de la scène, crachements de feu etc... Bref je n'ai beau pas être spécialement fan du groupe, il me faut bien avouer que je suis particulièrement content d'avoir pu assister à ce show.

NicKo: un des grands moments du fests! Ce qui devait être le grand retour de nos pandas préférés a en fait été la vengeance du groupe électrogène. Non franchement le machin qui pète 3 fois de suite... la honte aux orgas quoi!!! Pi v'la l'entrée en matière manquée pour le groupe. Ceci dit, ce fut un mal pour un bien car ça les a bien motivé! Résultat?
Abbath nous a fait le crabe n'hésitant pas à donner de sa personne en levant la jambe *über cvlte*, en crachant du feu ou bien en prenant des pauses plvs trve tv mevrs!
Quant à la setlist... du pur bonheur! Un petit Blashyrk pour finir, que demande le peuple?

 

Therion
Bloody Pinguy: Retour au metal symphonique mais cette fois en beaucoup plus prononcé et surtout avec une toute approche et maîtrise de la chose. Bien loin de l'approche opportuniste et plein de facilité des groupes de metal à chanteuse comme on a pu en voir en début de journée et qui pullulent de plus en plus depuis le succès de Nightwish, Christofer Johnsson choisit lui d'enrichir son métal de la musique classique non pas seulement pour sa grandiloquence naturelle mais aussi pour sa richesse. Et au final la différence de rendu sur scène pour ce Samedi entre les différents groupes évoluant dans ce créneau crève les yeux: Therion ne joue définitivement pas dans la même catégorie. Les capacités vocales des différents protagonistes sont impressionnantes et forment des séries d'harmonies de toute beauté. Côté setlist, on a eu droit à un savant mélange de titres du nouvel album Gothic Kabbalah comme l'excellente Tuna 1613 et de morceaux plus anciens qui sont devenus de véritables classiques du répertoire du groupe comme Rise of Sodom and Gomorah ou To Mega Therion.

 

Type O Negative
Bloody Pinguy: état de fatigue assez avancé oblige, c'est finalement installé au loin dans une chaise en plastique miraculeusement laissée vacante  que je décide de suivre cette surprenante tête  d'affiche du Samedi. Très honnêtement je ne connaissais le groupe du grand Peter Steele que de réputation et, allez savoir pourquoi, je me les suis toujours imaginé comme une formation à la musique certes sombre mais se rapprochant finalement d'un gothic metal assez banal. Grave, très grave erreur, avec ce show du Hellfest, c'est en fait un groupe à l'ambiance et l'identité tout ce qu'il y'a de plus singulier que j'ai découvert. A côté de passages metal plus habituels sur ce festival, le groupe développe des atmosphères limite psychédéliques voire progressives tout à fait étonnantes auxquels je ne m'attendais pas du tout. Tout cela se trouve en plus renforcé par les différents trips scéniques du groupe (speachs de Peter, samples pour le moins déconcertants etc...) eux aussi particulièrement décalés et qui enfoncent encore un peu plus le clou dans une ambiance où les traces de bonne santé mentale ont semblé peu à peu se dissiper tout au long du set.

NicKo: c'est dans ces moments là qu'on se rend compte des ravages que peuvent causer la drogue ou l'alcool. L'ami Peter déboule sur scène dans un état proche de... enfin... disons qu'il tenait à peine debout et que faire un concert dans cet état là relève du quasi miracle... ou de l'habitude allez savoir.
Quoiqu'il en soit ce fut un grand moment de nawak musical! Le groupe démarrant sur les titres les plus pêchus de son répertoire (pour la plupart issu du dernier opus en date) ce qui semble avoir pris tout le monde de court. Le public attendant visiblement les hits de Type O qui sont, comme chacun sait, de petites merveilles pour dépressifs ayant fini leur boîte de Lexomil. Rassurez-vous, ils ont été joué (Black n°1, Love you to death) , mais durant la seconde partie du set, seconde partie que j'ai zappé (même pas honte), l'appel de la douche étant le plus fort.
Les avis sur la prestation au 50ème degré du groupe ont laissé les gens divisés, certains criant au génie, d'autres au vol, perso ça me laisse relativement indifférent.

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