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Machine Head
The Burning Red

Alors j’en ai une bonne, c’est l’histoire d’un groupe qui a voulu suivre la mode du moment au lieu de suivre sa voie et qui maintenant se souvient à peine que ce fameux album existe. Le groupe c’est Machine Head, l’album c’est The Burning Red.

Alors pourquoi ce disque est-il renié ? Dans un premier temps, la chose qui saute aux yeux c’est qu’il est symptomatique d’une époque. Produit par Ross Robinson, le producteur néo métal par excellence, enregistré à l’Indigio Ranch Studio, le studio néo métal par excellence. Et puis niveau look, on est passé au survet’ en vinyl et aux cheveux courts péroxydés… Déjà rien que ces quelques infos en disent longs.
Et puis il y a aussi le changement de line up, le troisième en trois albums. Arhue Luster remplace Logan Madder viré comme un mal propre à cause de son melon grandissant, Rob Flynn n’aimant pas trop la concurrence – haha. Reste un Luster qui ne trouvera jamais vraiment sa place dans le groupe et qui ne tiendra qu’un album de plus avant d’aller voir chez Ill Niño comment ça se passe sans avoir apporté quoique ce soit à Machine Head.
Ensuite il y a les compos distillées par le groupe. Entendre Rob Flynn rappé sur Desire To Fire ça vaut son pesant de cacahuètes. On se trouve à des années lumières d’un Davidian niveau hargne. Cependant ce n’est pas forcément mauvais, le truc se situe juste au niveau de la conviction mise parle groupe à l’exécution de l’ensemble. Desire To Fire - puisqu’on en parle – contient une bonne partie de ce qui fait que MH est MH, une bonne rythmique, un groove entraînant, un riff qui fait bougé mais il y a le chant. The Blood The Sweat The Tears est sensiblement du même niveau qualitatif, Nothing Left à la rigueur, c’est après que tout bascule.
Une fois rendu à Silver, on constate que Machine Head montre ses limites dans ce style qu’ils ne maîtrisent pas vraiment et on commence à sentir très nettement la main mise de Ross Robinson sur le groupe. Le meilleur exemple c’est encore une fois le chant où l’on se retrouve parfois avec un Rob Flynn qui se met à geindre comme le ferait un Jonathan Davis ! Non mais on va où là ? Pire encore, les compos faiblissent au fur et à mesure que l’on avance dans le disque. Si le très « jump metal » single From This Day fait illusion, on approche dangereusement du fond avec l’insipide reprise de Police Message In A Bottle. Summum du manque d’inspiration et cliché néo par excellence. Pas que je crache sur le néo mais combien de groupes de néo se sont fait connaître grâce à une reprise ? Machine Head n’avait pas besoin de ça. Le dernier clou au cercueil de l’album sera planté avec la chanson titre, The Burning Red, pseudo slow pour ado dépressif sur laquelle MH tente encore une fois de venir jouer sur les plates bandes des ténors du néo de l’époque. A se tirer une balle…

10 ans après, The Burning Red a quasiment disparu de la circulation, tant chez le groupe que chez les fans. Pendant un temps The Blood The Sweat The Tears (rebaptisée The Blood The Sweat The Beers) a survécu à l’épreuve du live. La sortie de Supercharger et surtout de Through The Ashes Of Empires seront ses bourreaux. Chez les fans, il est intéressant de voir que nombreux sont ceux qui ont carrément lâché le groupe avec cet album tant la déception fut grande à l’époque.
La suite on la connaît, le groupe reviendra en grâce avec ses albums suivant. Cependant, même si pour Machine Head l’épisode The Burning Red relève plus du fiasco que du franc succès, il aurait au moins permis au groupe de décoller aux USA et de garder cette fan base avec ses albums suivants. Comme quoi…

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Machine Head - The Burning Red


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Note: 2/5

Par: NicKo

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